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Pourquoi il faut aller à « Visa pour l’Image »

Si Paris était la capitale de la photo à l’époque des agences Gamma et Sygma, âge d’or du photojournalisme, c’est désormais Perpignan qui devient chaque année à la rentrée, la plaque tournante de la photographie de presse. Depuis plus d’un quart de siècle, les photographes du monde entier se donnent rendez vous dans le Sud de la France, non pas uniquement pour profiter de la plage, mais surtout pour aller à « Visa ».

Le plus grand festival international de photojournalisme

Rendez-vous incontournable pour les photographes des quatre coins du monde, le festival Visa pour l’image rassemble chaque année des milliers de passionnés de photojournalisme. Pendant trois semaines d’expositions, de conférences et de projections, Perpignan devient la capitale mondiale du photojournalisme international. En 2012, pas moins de 221 500 visiteurs ont profité des 26 expositions gratuites et quelques 3000 professionnels étaient accrédités. Il y a 25 ans, la première édition n’en comptait que 123 et seulement 7 agences étaient représentées. Lors de la première semaine du festival, le public peut assister tous les soirs à des projections de diaporamas présentant le travail des meilleurs photographes du moment. Une rétrospective de l’année, en image, fait également partie des moments forts du festival. Enfin, près de 150 000 euros de prix sont distribués tout au long de la semaine pour récompenser certains photographes de presse.

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Une oasis pour les photojournalistes

Cependant, le festival est un véritable paradoxe du photojournalisme. En effet, tandis que la profession souffre de plus en plus du manque de production de la presse et que « nombre d’agences ont disparu, ou pire encore ne sont plus que l’ombre de ce qu’elles étaient et que l’on ne compte que quelques dizaines de  photographes vivant décemment de leur métier », comme le souligne Jean-François Leroy, « paradoxalement, il n’y a jamais eu autant d’aspirants photographes. Ce métier fait toujours rêver », ajoute le cofondateur du festival.

Sous certains aspects, Visa pour l’image connaît cependant un certain déclin. En effet, de moins en moins d’agences décident d’installer un stand à Perpignan. Ces dernières n’en voient plus l’intérêt et les professionnels ne semblent plus se faire d’illusion quant à l’avenir de leur profession. Visa est avant tout un événement mondain, lors duquel les photographes se retrouvent autour d’un verre dans l’un des bars qui bordent les lieux d’exposition. Jusqu’à 4 heures du matin, ces derniers profitent avant tout d’un moment de détente dans une ville du sud de la France. Les conférences et autres débats n’attirent pas autant que la terrasse du café. Cependant, même si une certaine morosité semble régner chez les professionnels, le festival attire de plus en plus les amateurs de photographies de presse.

Des expositions photo incroyables

Personnellement, mon premier Visa fut une véritable claque. Avoir la chance d’admirer les centaines de clichés provenant des quatre coins du monde et réalisé par les meilleurs est simplement génial. Ce qui l’est encore plus, c’est de voir le niveau de ces productions. Lorsque l’on voit toutes ces images captivantes, on comprends alors que le photojournalisme est un métier extrêmement exigeant.

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Ne manquez pas les soirées de projections !

Les soirées de Visa pour l’Image retracent les événements les plus marquants de septembre 2013 à août 2014. Chaque soir, du lundi au samedi, les projections débutent par une « chronologie » retraçant 2 mois d’actualité de l’année écoulée. Sont ensuite développés différents sujets et points de vue liés aux faits de société, aux conflits, ceux dont on parle et ceux que l’on tait, aux différents constats de l’état du Monde. Visa pour l’Image propose aussi des « rétros », retours sur des faits ou des personnalités majeurs de l’Histoire. Les différents prix Visa pour l’Image sont également remis lors de ces soirées.

Elles ont lieu du 1er au 6 septembre au Campo Santo et sont retransmises en direct sur la place de la République, si le temps le permet.

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Au programme des projections cette année :

  • L’actualité de l’année sur tous les continents: guerres, crises, politique, insolite, sport, culture, science, environnement…
  • 1914: les 100ans de la Première Guerre mondiale ou Grande Guerre
  • Rétrospective Nelson Mandela
  • Lou Reed: du Velvet Underground jusqu’à sa disparition en 2013
  • 20ans après la révolte au Chiapas, que sont devenus les «zapatistes» aujourd’hui?
  • Les Jeux olympiques de Sotchi
  • Les 10 ans de Days Japan
  • Les événements de Centrafrique, d’Ukraine, d’Israël / Palestine et de Syrie
  • Et aussi: Afghanistan, Pakistan, Soudan du Sud,Kenya, Mali, Éthiopie, Inde, Malaisie, Vietnam, Chine, Japon, Brésil, Colombie, Venezuela, Pérou,Argentine, États-Unis,  Iran, Italie, Belgique, France, Arctique et Antarctique…
  • Vidéolivres : Living on a Dollar a Day, de Renée C.Byer; Un destin Rwandais, de Christophe Calais; Le Paradis d’un photographe, de Jean-Pierre et Eliane Laffont; Jours de guerre, de Jean-Noël Jeanneney
  •  Hommage à Camille Lepage, Bill Eppridge, Henri Bureau…

65972_420219488120234_2995144939978759236_nA votre agenda !

Semaine professionnelle : 30 aout au 14 septembre 2014

Semaine scolaire : 15 au 19 septembre

Soirée de projection : 1er au 6 septembre

Semaine Professionnelle : 1er au 7 septembre

 

Categories Photojournalisme